mercredi 20 mai 2009

Témoignage sur les limites d’une politique libérale en ville




Quand nous sommes arrivés à Chaville après une longue période d’expatriation au Royaume-Uni, nous avons retrouvé la notion de « service public » si peu présent Outre-manche où tout se paye au prix fort : le logement, l’éducation, les loisirs, les transports… pour ceux, bien sûr, qui peuvent se l’offrir !
Nous avons pu apprécier un système de valeurs qui n’a plus franchement cours en Angleterre : égalité, solidarité et citoyenneté….

Nous avons mesuré, par comparaison, la qualité des projets pédagogiques proposés aux enfants, (l’écriture d’un roman ou la réalisation d’un film en classe de neige, les projets danse ou cirque, la palette d’activités sportives : piscine, escalade, VTT….), et découvert l’existence d’un quotient familial rendant tout accessible au plus grand nombre (cantine, centre de loisirs, étude, activités scolaires ou extra-scolaires).

Proposer un véritable accès à l’éducation pour tous, une palette de loisirs accessibles sont les fondements nécessaires à l’épanouissement de la communauté. C’est aussi l’assurance de ne pas favoriser la création de ghettos.

Quel est le premier endroit où l’on peut appliquer les principes d’égalité républicaine, de solidarité et de citoyenneté si ce n’est précisément notre ville ?

Alors Monsieur le Maire, laissez nos enfants continuer à s’alimenter sainement sans craindre de restrictions sur la qualité ou la quantité des repas servis au restaurant scolaire, garantissez leur l’accès à un centre de loisirs de qualité, ne rognez pas sur les budgets pédagogiques au risque de voir disparaître les projets de qualité, et inscrivez la construction de la nouvelle école dans le patrimoine chavillois plutôt que la ranger au chapitre des dépenses inconsidérées !  

S’il est des domaines où il ne fait pas bon chercher à « rentabiliser » un mode de gestion à tout crin, c’est bien celui de l’éducation…. L’éducation, comme la santé, ne se gère pas comme une entreprise sans risque d’aboutir, à l’instar de nos amis d’Outre-Manche, à la conclusion qu’on ne soigne plus un cancer après 75 ans car n’est plus suffisamment « rentable » !

Isabelle Gauchoux Bruna

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