mercredi 14 octobre 2009

Forcément, ils n'auront pas le droit de vote en 2014!




C'est officiel, la petite enfance n'est pas une priorité de la municipalité!

On avait déjà quelques doutes lorsque les premières mesures de restrictions s'étaient abattues sur les enfants (les plus grands) : la carte famille limitée au sport OU à la culture (sont-ils incompatibles ?), suppression de la caisse des écoles, suppression de projets scolaires (éducation à l'image, classes de neige bientôt, baisse du nombre des séances de piscine...), disparition du projet PEGASE, service minimum pour la reconstruction de la MJC dans le projet de centre ville, fermeture du centre de loisirs des petits bois. Le tout agrémenté d'une hausse substantielle des tarifs. Certes, nos petits vont bénéficier d'un groupe scolaire flambant neuf et payé clés en main. Enfin, certains d'entre eux.

Maintenant, il faut s'attaquer aux plus petits. Soyons juste : les crèches de Chaville et leur personnel sont formidables. Mais cela va être de plus en plus difficile.

Tout d'abord, plus de psychologue présente dans les structures. C'est vrai, tout le monde sait que la psychologie n'est d'aucune importance. Ni pour les parents, ni pour les éducateurs. Un enfant est forcément heureux, tout le temps et partout. Au pire, si ils en ressentent vraiment le besoin, ils peuvent toujours aller voir quelqu'un à l'extérieur. Quelqu'un qui ne peut pas observer les enfants et les adultes en situation, quelqu'un qui ne peut pas conseiller au quotidien, quelqu'un qu'il va falloir payer, et probablement quelqu'un qui ne pourra pas les recevoir tout de suite, comme si la prise en charge précoce pouvait être un gage de réussite.
Autre chose, il faut être lucide : changer une couche, c'est changer une couche. Il y a bien eu un ministre de l'éducation nationale convaincu que la maternelle était ponctuée de ces moments délicieux.
Alors à quoi bon vouloir essayer de mettre en place de la formation continue dans les crèches?
Il semble évident que cela est inutile. Inutile aussi le moment privilégié que constituent ces jours de formation, permettant aux équipes de se retrouver, sans les enfants, sans les parents.
Deux jours à débattre, à apprendre, à réapprendre. Sans doute est-ce trop demander. Mais au fait, la formation continue n'est-elle pas obligatoire ? Il faudrait voir. Au fait, cette formation continue existe depuis des années, mais elle vient d'être refusée à l'équipe d'une des crèches des Chaville.

Résumons : tout va bien dans les crèches. Aucun problème ni rien à améliorer. (Surtout si cela permet de réduire les budgets).
Réjouissons-nous, les tarifs des accueils de la petite enfance n'ont pas bougé. Forcément : ils ne dépendent pas de la mairie...

Agnès Deslis

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