lundi 30 novembre 2009

Interview imaginaire de Jean Jacques Guillet




- Monsieur le Député –Maire, le Président de la République, dont vous soutenez l’action, a lancé, par l’intermédiaire de son ministre, Eric Besson, un grand débat sur l’Identité Nationale. Comptez-vous y participer ?
- Bien-sûr, c’est une idée très utile. Le président de la République, lors de sa récente rencontre  avec les agriculteurs du Jura, a souligné l’importance de l’attachement à   la     terre comme fondement de notre identité nationale.    

- Sous quelle forme allez-vous y participer ? Comptez-vous lancer un grand débat sur l’identité chavilloise, par exemple ?
- C’est en effet une piste intéressante.
- Mais  comment comptez-vous vous y prendre, vous qui résidez à Meudon ?
- C’est très simple, il faut être moderne et pragmatique : je vais en effet me rapprocher de l’Inspection de l’Education Nationale afin que tous les enseignants de Chaville fassent apprendre aux enfants, outre la Marseillaise, la chanson de Pierre Destailles : " Tout ça parce qu ‘au bois de Chaville, y avait du Muguet !"
Cela permettra à tous les enfants de savoir enfin que le bois de Chaville n’existe pas, mais qu’il s’agit, dans la chanson de P. Destailles, du bois de Meudon !
- Néanmoins, les paroles de cette chanson font mention du " bois de Chaville " !
- N’ayons pas une vue si étroite des choses ! La nouvelle communauté d’agglomération dans laquelle Chaville va se fondre se nomme " Grand Paris Seine Ouest " ! Vous voyez bien qu’il s’agit d’une réforme moderne, qui élargit notre vision du territoire !

- Cependant, dans votre parcours politique, vous avez été longtemps membre du R.P.F. de Charles Pasqua, qui était très clairement anti-européen !
- Je vous rappelle qu’à l’époque, une majorité de Français s’était opposée au texte sur la constitution européenne ! Mon devoir de l’époque était d’épouser cette modernité…

- Vous avez, dès le début de votre mandat de Maire, fait supprimer le logo de la Ville, qui était symbolisé par un brin de muguet, pour revenir aux armoiries des " Le Tellier ", seigneurs de Chaville, avec les lézards…
- Là encore, il fallait revitaliser l’identité chavilloise ! Il était en effet urgent de faire disparaître de l’image de Chaville, ce rappel à la symbolique du premier Mai, synonyme de jours fériés sous lesquels croule  la France ;  de plus, la connotation avec les fêtes du muguet, qui autrefois, m’a-t-on dit, ont conduit  la Ville au bord de la faillite, au seul profit d’un public exclusivement populaire, avide de distractions primaires qui les éloignaient de la valeur " travail " !
- Votre collègue M. Loison, Maire U.M.P. de Vélizy, a supprimé le logo de sa Ville qui se référait, selon lui, à des valeurs du passé, pour les remplacer par ces cercles de couleurs, afin d’aller vers la modernité…
- Vous voyez bien que la majorité soutenant le Président de la République a soif de cohérence car, ce faisant, nous avons fait un pas l’un vers l’autre dans un même souci de progrès, de modernité et de renforcement de notre identité respective !

- Pour conclure, quel est donc votre vision de l’identité chavilloise ?
- Il existe un proverbe très juste : " Qui se ressemble, s’assemble ". Vu de mon observatoire (de Meudon), il m’apparaît  essentiel que Chaville retrouve sa vocation de petit village où l’on se retrouve entre soi, le soir, dans son jardin ou sur sa terrasse, à goûter la fraîcheur forestière loin de l’agitation et des nuisances économiques ; c’est cela qu’a voulu exprimer avec force le Président de la République, fort de son expérience irremplaçable des terroirs ! Et c’est dans cet esprit que j’ai ajusté la pression fiscale à Chaville, afin de tirer la population vers le haut et de lui rendre le caractère homogène qu’elle n’aurait jamais dû perdre!

Propos prétendument recueillis par Alain Defrémont

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