dimanche 28 février 2010

Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 17 Février 2010 vu du groupe Agir ensemble



       Le point principal à l’ordre du jour concernait le débat d’orientations budgétaires pour l’exercice 2010. La gestion 2009 de la commune se solde par un résultat positif en fonctionnement de plus de 2 M d’euros qui sera affecté en totalité en recettes d’investissement 2009 lors de la reprise des résultats. Le budget prévisionnel 2010 s’équilibre en dépenses et recettes de fonctionnement à environ 25 M. A priori les taux fiscaux seraient inchangés en 2010. La section d’investissement représenterait un volume de plus de 20 M, dont 12,4 pour le nouveau groupe scolaire. Elle comprend aussi le paiement d’une réservation du pavillon du 8 boulevard de la République destiné à agrandir le site de la Mairie pour y installer le service de l’urbanisme  et la partie administrative du technique qui partiraient dans un an d’Alexis Maneyrol. Une esquisse de plan pluriannuel d’investissement a été présentée pour la période 2010-2013 avec une enveloppe de 42 M sur 4 ans. Il est financé principalement par autofinancement et par cessions d’actifs puisque, à taux fiscaux constants, la dette serait stable sur la période à 18M. J Rivier a exprimé la position de notre groupe dans ce débat; on trouvera son intervention ci jointe.

      Un avenant au marché de travaux concernant la construction du nouveau groupe scolaire d’un montant de 36.000 euros, soit 0,25% des travaux, a été adopté. Nous avons souligné que ce chantier se déroulait sans gros aléas car précédemment il avait été étudié avec soin en concertation avec les futurs utilisateurs. Nous avons regretté l’abandon de l’éolienne sur le toit car c’était un signe pédagogique pour les énergies renouvelables, comme l’ont été les panneaux photovoltaïques sur l’Atrium.

       Notre groupe a voté pour l’attribution d’une subvention d’urgence de 4000 euros, pour venir en aide à la population haïtienne, à deux associations ayant leur siège à Chaville. Nous avons souligné que d’autres associations locales s’étaient aussi mobilisées.

       Nous nous sommes abstenus sur la mise à jour du tableau des effectifs et étonnés que le brigadier de police soit classé en catégorie C. Le Maire a répondu que le poste de responsable de sécurité était maintenu.

       Nous avons voté pour l’instauration du droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux essentiellement Avenue Salengro et rue de Jouy.

       Nous nous sommes abstenus sur la mise à jour des indemnités de fonction aux adjoints et conseillers municipaux ainsi que sur l’autorisation globale de dépôt de demandes de permis de démolir pour l’aménageur dans le périmètre de la ZAC Centre Ville.

       Notre groupe a voté pour que la voie nouvelle, permettant actuellement l’accès à l’école maternelle des Pâquerettes et l’an prochain à la nouvelle école maternelle, soit dénommée « rue de Barnet » faisant pendant à la « Chaville way » de Barnet. Dans le débat, H Panissal a souhaité que la future place du marché soit dénommée « place Marcel Houlier ».

       Nous avons voté pour la convention avec l’Office National des Forêts relative au parc forestier de la Mare Adam en forêt domaniale de Meudon et à l’aire d’accueil du Parc de la Martinière en forêt domaniale de Fausses Reposes. Nous avons insisté sur la nécessité d’un meilleur entretien de ces parcs, maintenant assuré par la Communauté, et sur le fait que l’implantation d’une maison d’accueil pour les centres de loisirs à la Mare d’Adam devait être compatible avec l’environnement.

       Le compte rendu de la clôture des Etats Généraux, fait par Res Publica, a été distribué.

lundi 8 février 2010

Les limites de la démarche des Etats Généraux!!!



       Promis fin 2008 dans le programme de la nouvelle Municipalité, les Etats Généraux de Chaville viennent de se conclure lors d’une réunion publique tenue début Février 2010.



       Après un questionnaire initial qui avait pour défaut la généralité des questions posées, la participation des chavillois aux réunions thématiques a été fortement déclinante dans le temps, les citoyens ayant perçu que les principaux choix municipaux de 2009, comme la hausse démesurée des impôts locaux en période de crise économique ou la dénaturation du contenu du projet de centre ville, avaient été pris sans concertation avec eux. Par ailleurs, cette participation, comme celle à la réunion de synthèse, ne reflétaient pas une image fidèle de la population, par suite notamment des absences des jeunes ou des habitants de certains quartiers. Ce manque de représentativité est sans doute la première limite à la démarche.



       La deuxième est liée à la volonté de ne retenir que les seules idées ou actions soit disant consensuelles. Certes, la recherche collective de bonnes idées unanimes exprimées directement par les citoyens utilisateurs peut être fructueuse mais elle a des limites lorsque sont abordés des choix stratégiques nécessitant des politiques cohérentes soutenus par des projets structurants. A moyen ou long terme, il n’y a pas qu’une seule vision du devenir d’une ville comme Chaville. Ce débat ne peut être occulté par la recherche d’un unanimisme factice ou d’une formulation alambiquée qui ne résistera pas à l’épreuve de sa mise en œuvre. Le Maire adjoint à l’Urbanisme l’a bien senti lorsqu’il a cité pour la préparation du prochain plan local d’urbanisme autant de points faisant débat que de points faisant consensus.



       La troisième limite de la démarche est la distance entre l’intention affichée par la Municipalité et la réalité des faits. Le concept de mixité sociale est certes prôné par elle, mais elle ne cherche pas à le mettre en œuvre par de nouveaux programmes de logements sociaux, notamment pour les jeunes ou les catégories moyennes pour qui Chaville devient de plus en plus inaccessible. Rappelons à ce sujet que la Municipalité précédente  a construit plus  de 300 logements sociaux et que les programmes en cours ont été initiés par elle. Autres divergences entre promesses et réalités : malgré un souhait de dynamiser  les commerces de proximité, ceux ci continuent de fermer (boulangerie à l’Ursine, tabac presse en centre ville, bientôt Citroën…); la majorité loue le rôle essentiel joué par les associations dans la vie locale, mais elle restreint  leur légitime autonomie en instituant une location chère des salles de réunions municipales; la sécurité et la prévention, préoccupations premières dans certains quartiers, sont des sujets non traités par les Etats Généraux comme le handicap.


       La dernière limite des Etats Généraux est liée au fait qu’il est nécessaire de prioriser les choix, face à un foisonnement de propositions, dans le cadre d’une politique globale cohérente. De ce point de vue, des discussions sur les priorités du budget 2010 ou du programme pluriannuel d’investissement sont plus pertinentes. C’est le choix entre le souhaitable et le possible par référence à un projet cohérent. D’où l’importance, malheureusement souvent déçue, d’un débat ouvert à ce propos en Conseil Municipal entre majorité et opposition qui, ne portant pas les mêmes valeurs et programmes, n’ont donc pas les mêmes priorités. C’est à ce niveau là aussi que les citoyens doivent donner leur avis.