lundi 13 décembre 2010

Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 13 Décembre 2010 vu du groupe Agir Ensemble


Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 13 Décembre 2010 vu du groupe Agir Ensemble

La première partie de la séance portait sur les finances et l’administration générale.

Notre groupe a voté pour toute une série de décisions de gestion courante : demandes de subventions, avances de subventions à certaines associations, garanties d’emprunts, modifications contractuelles concernant certains personnels,…
Il s’est abstenu sur quatre points :
         . modification de deux chapitres budgétaires de dépenses de fonctionnement faisant apparaître des surplus retenus dans le budget pour justifier une surimposition.
         . engagement de crédits d’investissements pour le premier trimestre 2011 portant sur des frais d’études pour la Maison Bleue (Foyer des Anciens) et l’Hôtel des Métiers d’Art (Académie) non urgents à court terme ainsi que sur le mobilier et l’équipement de la Salle du Conseil pour un montant bien cher de 95000 euros.
         . adhésion au centre de recherche sur l’économie du vieillissement « Institut Silverlife » dont l’objet est lointain par rapport à notre commune et pour un coût de 2500 euros par an.
         . suppression de l’emploi de chargé de mission pour la prévention et la sécurité.
Il a voté contre deux délibérations portant sur :
         . la mutualisation du Service des Ressources Humaines de la commune avec celui de la Communauté d’agglomération GPSO pour une soit disant meilleure qualité de tenue des dossiers du personnel. Mais en perdant son service RH au profit d’une structure technocratique lointaine, notre Ville abandonne sa responsabilité de gestion autonome et proche de son personnel, ce qui est grave pour les agents et leur hiérarchie ainsi que  pour la commune.
         . le tableau des effectifs montre une baisse du nombre d’attachés de la filière administrative (de 13 à 10). Cette évolution qui touche l’encadrement des services est mauvaise car elle entraîne une centralisation non souhaitable sur la Direction des Services et une déresponsabilisation des Chefs de Services.

La deuxième partie du Conseil avait trait à l’urbanisme et aux travaux.

Notre groupe a voté pour l’acquisition d’une parcelle au 23 rue Anatole France afin d’agrandir le trottoir, un nouveau programme d’enfouissement des réseaux dans le quartier de la Mare Adam, les rapports d’activité 2009 des services publics locaux,…
Il s’est abstenu sur :
         . le programme de reconstruction du bâtiment de la MJC (la Municipalité précédente avait choisi un autre projet). Catherine Griveau a été élue pour représenter l’opposition dans le jury du concours.
         . l’avis de la commune sur le débat public concernant le Réseau de Transport Public du Grand Paris et Arc Express. Certes quelques propositions sont intéressantes, mais sur le long terme et sans solution de financement. Le plus urgent est l’amélioration de l’existant.
Il a voté contre :
         . le déclassement du domaine public des terrains, stratégiques pour le Centre Ville, de l’ancienne école Paul Bert sur lesquels vont surtout être construits des logements privés très profitables pour les promoteurs.
         . la cession des réserves foncières en Centre Ville de la commune à l’aménageur aux prix des Domaines qui sont sous estimés par rapport aux valorisations potentielles des droits à bâtir.

La troisième partie du Conseil portait sur le social :

Notre groupe a voté pour l’organisation de la micro crèche de la Mare Adam, les tarifs de mise à disposition de la salle polyvalente du nouveau groupe scolaire,…
Il a voté contre deux points :
          . le protocole de partenariat pour l’action sociale entre la Ville et le Conseil Général qui ne donne pas assez de responsabilités au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
          . l’instauration d’un Conseil local pour les droits et devoirs des familles qui ne favorise pas forcément la responsabilisation des parents dans le cadre d’une aide des collectivités locales.

dimanche 12 décembre 2010

Naissance sous X ou vraie filiation ?




Le dernier Chaville Magazine nous montre la municipalité oublieuse de son modeste 46% des voix en 2008 et confondant toujours communication et propagande. Voici deux exemples :
         
D’abord, le cahier sur l’ouverture du nouveau groupe scolaire, si luxueux qu’on s’en est ému en commission d’appels d’offres. Certes, il vante cette réalisation exemplaire : implantation, architecture, environnement, locaux et matériel pédagogique, tout est parfait. On oublie « seulement » de rappeler que l’heureux résultat est dû à l’ancienne équipe municipale, étroitement concertée avec la communauté scolaire et les Chavillois. C’est à eux d’abord que le mérite revient, les successeurs ayant simplement suivi les études précédentes et laissé travailler les entreprises.
               
Les  vrais artisans du Paul Bert nouveau, très attachés à l’école publique, l’avaient voulu exemplaire. Ils saluent un résultat conforme à leurs attentes et à celles des enseignants ou élèves et souhaitent longue vie aux jeunes Ecoles, dignes des anciennes qui accueillirent plus de 10 000 jeunes. C’est là l’essentiel, par delà l’obsession communicante d’élus pour qui développer l’école publique n’est pas une priorité. Le verrouillage de l’espace de Jean Moulin par une promotion immobilière à 6 000 € le m2, rue des Petits-Bois, le prouve bien tout comme l’absence de projet éducatif chavillois.

Deuxième exemple : l’article portant sur l’actualité du Conseil, illustré des seuls portraits du maire et de ses acolytes ! Le compte rendu succinct laisse croire que toutes les délibérations ont été prises quasi-unanimement. C’est faux bien sûr, comme l’indique le compte-rendu affiché ou celui du site Internet d’AGIR (voir ci-dessous).
En réalité, notre groupe  a combattu la mise à mort budgétaire des projets de logements « passerelles » soutenus par SNL ou Humanisme et Habitat, prétextée par le défaut de subvention départementale. Le Conseil Général 92 serait devenu trop pauvre ! De qui se moque-t-on, alors que ses gaspillages et abus sont notoires ? La vérité, c’est que les vrais pauvres, victimes désignées de la « rigueur », n’ont plus droit de cité.

De même, nous n’avons pas approuvé la préemption (à vérifier !) par la ville, à un prix étrange, de l’hôtel-restaurant face à la gare Rive Gauche, sans prévenir l’occupant et sans dessein explicite, ni le nouveau décalage du concours de maîtrise d’œuvre pour la MJC, ni le prix exorbitant (135 K€ ou 810 000 F) de la nouvelle installation de la salle du Conseil ou encore la participation de la Ville (185 € par enfant) aux frais de scolarité d’enfants chavillois scolarisés dans les écoles élémentaires privées hors Chaville, sans objet car il y a de la place dans nos écoles publiques. Nous avons de plus une nouvelle fois démontré que les prévisions du budget 2010 recélaient des marges infirmant la nécessité de surtaxer les Chavillois.

Enfin, dans ce même numéro de Chaville Magazine, une majorité en mal d’idées pour sa tribune relance le refrain « la Municipalité précédente n’a rien fait, c’est pas comme nous ! » que seuls des naïfs pourraient entonner. En réalité, elle ne fait que nous rappeler qu’à l’instar de son mentor national, sa vraie spécialité est l’élargissement de la fracture sociale.