dimanche 12 décembre 2010

Naissance sous X ou vraie filiation ?




Le dernier Chaville Magazine nous montre la municipalité oublieuse de son modeste 46% des voix en 2008 et confondant toujours communication et propagande. Voici deux exemples :
         
D’abord, le cahier sur l’ouverture du nouveau groupe scolaire, si luxueux qu’on s’en est ému en commission d’appels d’offres. Certes, il vante cette réalisation exemplaire : implantation, architecture, environnement, locaux et matériel pédagogique, tout est parfait. On oublie « seulement » de rappeler que l’heureux résultat est dû à l’ancienne équipe municipale, étroitement concertée avec la communauté scolaire et les Chavillois. C’est à eux d’abord que le mérite revient, les successeurs ayant simplement suivi les études précédentes et laissé travailler les entreprises.
               
Les  vrais artisans du Paul Bert nouveau, très attachés à l’école publique, l’avaient voulu exemplaire. Ils saluent un résultat conforme à leurs attentes et à celles des enseignants ou élèves et souhaitent longue vie aux jeunes Ecoles, dignes des anciennes qui accueillirent plus de 10 000 jeunes. C’est là l’essentiel, par delà l’obsession communicante d’élus pour qui développer l’école publique n’est pas une priorité. Le verrouillage de l’espace de Jean Moulin par une promotion immobilière à 6 000 € le m2, rue des Petits-Bois, le prouve bien tout comme l’absence de projet éducatif chavillois.

Deuxième exemple : l’article portant sur l’actualité du Conseil, illustré des seuls portraits du maire et de ses acolytes ! Le compte rendu succinct laisse croire que toutes les délibérations ont été prises quasi-unanimement. C’est faux bien sûr, comme l’indique le compte-rendu affiché ou celui du site Internet d’AGIR (voir ci-dessous).
En réalité, notre groupe  a combattu la mise à mort budgétaire des projets de logements « passerelles » soutenus par SNL ou Humanisme et Habitat, prétextée par le défaut de subvention départementale. Le Conseil Général 92 serait devenu trop pauvre ! De qui se moque-t-on, alors que ses gaspillages et abus sont notoires ? La vérité, c’est que les vrais pauvres, victimes désignées de la « rigueur », n’ont plus droit de cité.

De même, nous n’avons pas approuvé la préemption (à vérifier !) par la ville, à un prix étrange, de l’hôtel-restaurant face à la gare Rive Gauche, sans prévenir l’occupant et sans dessein explicite, ni le nouveau décalage du concours de maîtrise d’œuvre pour la MJC, ni le prix exorbitant (135 K€ ou 810 000 F) de la nouvelle installation de la salle du Conseil ou encore la participation de la Ville (185 € par enfant) aux frais de scolarité d’enfants chavillois scolarisés dans les écoles élémentaires privées hors Chaville, sans objet car il y a de la place dans nos écoles publiques. Nous avons de plus une nouvelle fois démontré que les prévisions du budget 2010 recélaient des marges infirmant la nécessité de surtaxer les Chavillois.

Enfin, dans ce même numéro de Chaville Magazine, une majorité en mal d’idées pour sa tribune relance le refrain « la Municipalité précédente n’a rien fait, c’est pas comme nous ! » que seuls des naïfs pourraient entonner. En réalité, elle ne fait que nous rappeler qu’à l’instar de son mentor national, sa vraie spécialité est l’élargissement de la fracture sociale.

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