lundi 5 décembre 2011

Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 5 décembre 2011 vu du groupe Agir



     En matière financière :
Notre groupe a voté contre trois points :
-   l’acquisition fin 2011 du pavillon du 8 Bd de la République où doivent s’installer le Service de l’Urbanisme et les administratifs du Technique. Ce local est trop petit et inadapté à ces nouvelles fonctions. Par ailleurs, l’acquisition se fait avec un an d’avance pour utiliser sans doute un excédent de trésorerie de la commune fin 2011.
-          l’engagement par anticipation d’un crédit de 150000 euros d’assistance à maître d’ouvrage pour la réhabilitation du groupe scolaire A France-Les Iris. Pour réaliser et financer celle-ci, la Municipalité envisage d’utiliser le partenariat public privé (PPP). Notre groupe a déclaré qu’une telle procédure était inadéquate pour de tels travaux. Le Maire a précisé que l’intérêt ou non d’un PPP serait présenté en Conseil.
-        la modification  de la Carte Famille avec l’introduction d’une tranche 8 pour un quotient familial mensuel supérieur à 2000 euros. Notre groupe a souligné qu’une telle hausse devait être traitée dans le cadre de la présentation budgétaire. Le Maire a indiqué que cette modification n’était que provisoire en attente d’une réorganisation de fond.

  Notre groupe s’est abstenu sur le renchérissement des travaux à F Buisson et la mise à jour du tableau des effectifs.

   Notre groupe a voté pour l’avance sur subventions municipales, les nouveaux tarifs des concessions au cimetière, la constitution d’un groupement de commandes avec GPSO relatif à l’achat de fournitures pour les espaces verts communaux.

 
 En matière d’urbanisme, d’environnement et d’affaires sociales :
   Notre groupe a voté contre la fixation des indemnités d’expropriation des propriétés du 1479 Av Salengro (Pharmacie et Buro+) dans le cadre de l’aménagement du Centre Ville pour un montant de 3,9 M d’euros fixé par un expert, la réinstallation étant assurée par l’aménageur. L’estimation des Domaines est de 2,4 M d’euros. L’indemnisation de pertes d’exploitation peut uniquement expliquer une petite part de cet écart. Notre groupe a donc demandé des éclaircissements réitérés de justification de l’essentiel de cet écart qu’il n’a pas obtenu de la Municipalité.

   Notre groupe s’est abstenu sur le nouveau classement de la rue de la Bataille de Stalingrad dans la ZAC et sur la convention de mise à disposition de GPSO du Service des espaces verts.

   Notre groupe a voté pour l’avenant au marché de maîtrise d’œuvre de la MJC, le remplacement des menuiseries extérieures de l’école maternelle des Jacinthes, la cession d’emplacements de parkings dans l’immeuble de la Mare Adam, les rapports 2010 concernant les syndicats intercommunaux et les délégations de service public, l’avenant à la convention de la restauration collective, l’avenant Enfance et Jeunesse suite à l’ouverture de la micro crèche de la Mare Adam.

vendredi 11 novembre 2011

Le commerce, c’est la vie




Pas plus que l’urbanisme le commerce ne s’improvise, cela se voit. Arpentant sa ville, le Chavillois ne peut que méditer à nouveau sur le décalage entre la « com’ » et la réalité. Quartier après quartier, la vie s’en va. Après l’Ursine vidée de tout commerce chavillois, c’est le tour du Haut-Chaville avec la fermeture du point-presse et la menace d’éviction de la charcuterie place Saint-Hubert. A la Pointe, fleuriste en liquidation ! Allant vers Sèvres, il verra bien trois implantations nouvelles, mais c’est parce que l’ancienne municipalité imposa aux Nouveaux Constructeurs de grands locaux commerciaux en pied d’immeuble. Las, plusieurs commerces du quartier ont fermé ou vont l’être.

La mairie manquerait-elle de moyens ? A en juger par ses excédents de trésorerie (2,6 millions € pour 0,7 prévus) ou les quelque 200 000 € investis depuis 2009 pour rémunérer un « directeur de ville » et les services de la Chambre de Commerce, non. Quant à notre GPSO, c’est sans doute la plus riche communauté d’agglomération de France !

Manquerions-nous de transports, de pouvoir d’achat ? Que nenni, notre ville est très bien desservie et le revenu moyen y est élevé. Ses commerçants seraient-ils incompétents ? Clairement non et certains, malgré les difficultés, tirent même encore leur épingle du jeu.

La réponse réside hélas dans un double déficit. Déficit de volonté politique d’abord car on ne peut vouloir développer et vivifier qu’une ville que l’on aime et respecte donc où l’on vit.

De plus redonner une grosse couche de « résidentiel » à une ville déjà très résidentielle, c’est l’asphyxier. C’est favoriser les migrations quotidiennes donc nier le développement durable. Pourquoi réduire le centre ville à un dortoir de luxe où l’on marginalise le commerce autour d’un Monoprix vieillissant ? De quoi vivra l’économie locale si tout le monde part le matin et rentre tard le soir ? Quels emplois locaux nos jeunes et les Chavillois les moins riches auront-ils ? Où les plus anciens feront-ils leurs courses ?

Mais le déficit technique est plus évident encore. Pourquoi en effet faire voter des moyens pour n’en rien faire ? Comment ignorer que la politique du dortoir de luxe tire les baux commerciaux vers le haut, décourageant le commerce ? Est-il si compliqué de racheter des murs ou un fonds, d’exiger de l’OPIEVOY qu’il loue les locaux vides depuis des années de l’ex-crêperie place Saint-Hubert en face de la charcuterie ? Pourquoi donner raison à l’égoïsme de voisinage, tort à l’intérêt général ? Pourquoi miser sur l’ex-présidente de l’association des commerçants aujourd’hui poursuivie  pour détournements? Et les Créneaux ?

Chaville, pensons-nous, doit reprendre le bon chemin, celui de l’efficacité, de la qualité du service et de la solidarité. Le commerce, c’est la vie dit-on et c’est vrai. Alors, à Chaville aussi, rendons-lui sa place et revenons au bon sens, dès que possible.

mercredi 19 octobre 2011

Ecoles : retour vers le futur !!!!



Dans une tribune de Chaville Magazine on aura pu lire avec stupéfaction sous la plume d’une élue UMP qu’avant 2008, parents et enseignants se seraient plaints de la situation des écoles « manque d’entretien, replâtrages inefficaces, élus peu présents ». Ah ! Bon. En général on évite la polémique mais là on ne peut laisser aussi impudemment désinformer les nouveaux Chavillois.
D’abord, évoquer l’absentéisme ( ?) des anciens élus, pour une municipalité dont plusieurs responsables élus ou non à commencer par le maire lui-même vivent loin de Chaville ne pourra que susciter (au mieux) l’hilarité. Quant au bilan, regardons celui de l’ancienne municipalité de Jean Levain.
1) Ouverture du  nouveau Collège à section internationale Jean Moulin

2) Création de self-services dans les écoles Anatole France et Ferdinand Buisson

3) Construction d’une salle des maîtres aux Jacinthes

4) Mise en place des lignes PEDIBUS

5) Création d’une Toute Petite Section –entretemps supprimée- aux Pâquerettes

6) Création du dispositif Jeunes Ecrans Chavillois

7) Gestion paritaire élus-parents-enseignants des budgets alloués aux projets des écoles via la Caisse des Ecoles

8) Création d’une politique éducative de qualité dans les centres de loisirs grâce au Projet Educatif Général Environnemental et Sportif ( PEGASE) supprimé illico par l’actuelle municipalité pour retourner à l’ancien système

9) Mise en place dans le cadre de la Caisse des Ecoles ( Partenariat ville, parents d’élèves, enseignants, prestataire) du Plan National Nutrition Santé dans la restauration scolaire

10) Mise en place des chorales dans les écoles en partenariat avec l’Education Nationale

11) Création de l’Ecole des Sports etc.

12) Enfin, élaboration complète du nouveau groupe scolaire Paul Bert-Pâquerettes que le maire actuel s’est contenté d’inaugurer et dans l’ancien projet d’un vrai Centre Ville, d’une structure globale MJC/PEGASE (supprimée elle aussi) pour répondre aux besoins nouveaux. Et on en oublie…


Sont-ce là « replâtrages inefficaces » ? Rappelons aussi  qu’en 2004 à mi-mandat de l’ancienne municipalité  un sondage établissait que  le domaine scolaire arrivait en tête  (84 %) de satisfaction ! A propos, si l’on regardait le bilan des critiques eux-mêmes ?


1) Contrairement à la communication institutionnelle, l’information des parents est spartiate, les inscriptions sont closes trois semaines avant et gare aux retardataires !

2) Un centre de loisirs maternel est certes dans les limbes, mais pour les plus grands seulement

3) Quid de l’accueil des nouvelles familles dans un ex-centre ville redevenu à 90% résidentiel ? Pas de réponse crédible pour l’instant.


Bref, un retour en arrière couvert d’un écran de fumée succède à une vraie priorité Jeunesse. Ca doit être la conception UMP de l’efficacité…Dommage.

mardi 11 octobre 2011

Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 10 octobre 2011 vu du groupe Agir ensemble



Ce Conseil de rentrée était principalement technique et n’avait pas à son ordre du jour de délibérations très importantes.

    Notre groupe a voté POUR :
-          le remplacement des menuiseries extérieures de l’école maternelle des Jacinthes.
-          l’avenant n°3 au marché de travaux concernant la construction du nouveau groupe scolaire du Centre Ville. Avec ce dernier avenant, le coût final (12,4 M d’euros hors études) n’est supérieur que de 2,1% au marché initial. Notre groupe a remercié les auteurs de cette très bonne tenue : l’architecte, les entreprises, le service bâtiment de la Ville ainsi que les anciens élus qui l’ont étudié et a souhaité longue et belle vie à ces nouvelles écoles.
-          la participation financière de la commune aux repas du personnel de la Ville et du CCAS.
-          le projet d’avenant à la convention tripartite entre le syndicat des copropriétaires de la Résidence du Parc Henri IV, la Ville et l’aménageur concernant la ZAC du Centre Ville.
-          la délégation donnée au Maire pour le renouvellement de l’adhésion de la commune aux associations, qui intègre un amendement proposé par notre groupe : « sous réserve d’une hausse de cotisation inférieure à 10% ».
-          la cession à des particuliers d’emplacement de stationnement au parking souterrain du 39/47 rue Anatole France.
-          la construction par GPSO d’un abri pour le sel de déneigement rue Alexis Maneyrol.
-          la demande de retrait de la Ville du Syndicat Intercommunal du Cimetière de l’Orme à Moineaux des Ulis (SICOMU) par suite de sa faible utilisation par la commune.
-          la convention avec le Syndicat Autolib’ (service parisien de location de véhicules électriques en libre service délégué au groupe Bolloré) et la communauté d’agglomération GPSO pour l’installation à Chaville de 3 stations en surface (1 gare Rive Gauche et 2 en Centre Ville) et 1 en souterrain (Atrium). Notre groupe a souhaité une station supplémentaire près de la gare Rive Droite.
-          une convention  pour l’accroissement du nombre de permanences juridiques du centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles.
-          le rapport d’activités 2010 du Syndicat Intercommunal pour l’Equipement Sanitaire et Social de Sèvres- Chaville -Ville d’Avray.

   Notre groupe s’est ABSTENU sur :
-          la variation des effectifs communaux qui intègre la création de postes d’animateurs pour l’accueil en centres de loisirs. Celle-ci est elle suffisante car il existe une liste d’attente relativement longue d’enfants non pris ? Sur ce point, la Municipalité a indiqué étudier de nouvelles pistes pour les plus grands au Val Saint Olaf ou au stade Marcel Bec. De même, la population scolaire s’accroît ce qui a entraîné la création d’un poste d’ATSEM dans une nouvelle classe des Myosotis installée à Ferdinand Buisson ( !). Notre groupe a souhaité une réactualisation des prévisions de population scolaire pour les prochaines années et une comparaison par rapport à l’offre de locaux.
-          l’institution d’une taxe d’aménagement à la place de l’actuelle taxe d’équipement, versée lors des dépôts des permis de construire. Celle-ci sera basée sur la surface construite au taux de 5% comme actuellement. Elle s’appliquera le 1er mars 2012, mais les promoteurs du Centre Ville ne la paieront pas (exonération pour les ZAC). D’autre part, la taxe pour dépassement du plafond fiscal de densité (PLD) sera supprimée en 2015, ce qui entraînera de moindres ressources pour la commune.
-          la gestion coordonnée des réseaux d’assainissement, notamment avec le Département. La compétence de la gestion des réseaux locaux a été transférée à GPSO qui l’a délégué à Veolia. Toutefois le contrôle de l’application du règlement d’assainissement est toujours du domaine du Maire au titre de ses pouvoirs de police. Cette situation est irrationnelle.

             Notre groupe a voté CONTRE la création d’un hôtel des métiers d’art sur le site de l’ancienne Académie des Beaux Arts. Le montant prévu des travaux est de l’ordre de 1,4 M d’euros HT pour 10 ateliers d’artisans d’art. L’attribution de subventions d’investissement étant incertaine, une part importante de cet investissement sera prise en charge par la commune. Ce ne sont pas les faibles loyers des artisans qui équilibreront économiquement cette opération. Une mise à bail à des fins de restauration aurait été plus sûre financièrement pour la commune. Par ailleurs, notre groupe a souhaité que l’Estampe de Chaville, ancienne occupante des lieux, puisse occuper plusieurs ateliers.

mercredi 29 juin 2011

Compte rendu succinct du Conseil Municipal du 23 juin 2011 vu du groupe Agir




1. Finances, Administration générale

Le groupe s’est abstenu sur le compte administratif 2010 de la Ville et sur l’affectation du résultat de fonctionnement. Le compte de fonctionnement 2010 a dégagé un excédent très important de 2,6 M d’euros alors que le budget prévoyait 0,7 M. Ce dépassement démontre une nouvelle fois qu’une hausse des taux des impôts de 8% aurait été suffisante en 2009 (et non de 15%). Dans le débat notre groupe a mis en avant les éléments structurels suivants :en arrondis, les dépenses de fonctionnement par habitant de Chaville ont été en 2010 de 1200 euros alors qu’elles sont en moyenne de 1000 euros pour les villes françaises de même population, soit 20% de moins. Les recettes de fonctionnement par habitant de Chaville sont de 1600 euros (merci aux chavillois pour leurs impôts) pour 1200 euros pour les villes comparables. L’excédent de fonctionnement, c'est-à-dire la différence, est donc le double (400 euros) à Chaville de celui des villes de même taille (200 euros). Le Maire a répondu en critiquant de façon très détaillée les résultats financiers du mandat précédent ! La démonstration ne fut pas probante, car il est apparu que notre municipalité avait cherché à préserver à la fois les intérêts de la ville et des chavillois, ce qui n’est plus le cas depuis trois ans.
       Le groupe a voté contre certains éléments de la décision modificative du budget 2011, comme l’externalisation des travaux de ménage des locaux de la mairie. Il a voté pour l’augmentation des subventions à un certain nombre d’associations, dont l’Estampe pour qui la subvention passe de 1 000 à 5 000 euros largement grâce à notre soutien.
       Le groupe s’est abstenu sur l’adoption de certains tarifs des sports et classes de neige en augmentation supérieure à l’inflation. Par ailleurs, les recommandations du Conseil de vie locale relatives à la modification du dispositif d’aides aux familles par la carte famille ont été distribuées. Sur cette base, un débat aura lieu à la rentrée.
       Le groupe s’est abstenu sur la demande de subvention pour les travaux de mise en conformité à l’usage de bureaux du pavillon du 8 boulevard de la République où doivent s’installer début 2012 le service Urbanisme et les administratifs du Technique. Le coût, prévu au budget à 300 000 euros, est maintenant de 393 000 euros et nous avons répété que ces travaux n’avaient pas à nos yeux un caractère d’urgence.
       Le groupe a voté pour la demande de subventions pour la reconstruction  des trois courts de tennis datant de 1979 pour un montant de 1 254 milliers d’euros. Il a demandé un état des besoins de mise aux normes des divers équipements sportifs.
       Le groupe s’est abstenu sur l’instauration d’une prime de fonctions et de résultats aux attachés territoriaux ainsi que sur la mise à jour du tableau des effectifs communaux.
       Il a voté pour le recours, dans le cadre des actions engagées par la Ville, au service civique volontaire.

2. Urbanisme, Intercommunalité.
     

Le groupe s’est abstenu sur l’avenant au traité de concession de la ZAC Centre Ville. Finalement, par suite des dernières estimations des Domaines, la Ville va vendre à l’aménageur les terrains sur lesquels des logements vont être installés pour un montant de plus de 23 M d’euros (6 M de plus que l’estimation de 2010). L’échéancier de paiement de cette somme est un peu étalé dans le temps (plus de 9 M fin 2013), ce qui relativise le portage de trésorerie par GPSO de cette opération. Le groupe a demandé que le Conseil reçoive prochainement une actualisation du business plan de la ZAC.
       Le groupe s’est abstenu sur les possibilités de dépôt de demandes d’autorisations des promoteurs des trois îlots du Centre Ville (voir exposition en Mairie). Bien évidemment, des recours seront possibles lorsque les permis de construire auront été déposés.
      Le groupe s’est abstenu sur l’avis communautaire concernant le projet de schéma départemental de coopération intercommunale pour le département, avis qui souhaite le rattachement de Vélizy et de Marnes à GPSO suivant en cela l’avis de ces communes. Dans toutes les villes, les socialistes ont voté pour cet avis, les communistes se sont abstenus et les Verts ont voté contre.

3. Education, Sports, Culture.
Le groupe a voté pour le nouveau contrat d’utilisation de la piscine de Viroflay par les scolaires pour l’année 2011-2012 et la modification des règlements intérieurs des établissements d’accueil de la petite enfance.
      Il a aussi voté pour les conventions d’objectifs avec les associations du Squash et du Tennis ainsi que pour l’augmentation des subventions au Football Club, au Club de Tennis, au Jaguar Boxe 92, à l’Union des Amis des malades psychiques et à l’Estampe.

dimanche 22 mai 2011

Un PLU, ou un MOINS ?




En 1995, Chaville ne maîtrisait pas son urbanisme. C’est pourquoi, au prix d’un intense travail de conception et de réalisation, notre municipalité d’union la dota d’un POS approuvé puis d’un règlement de publicité, d’un plan de localisation des risques et d’autres outils concourant à améliorer le paysage urbain, la qualité des constructions.  Jusqu’en 2008, la ville bénéficia ainsi d’un développement équilibré et d’une vraie mixité sociale avec la construction de logements sociaux de qualité. Tel était aussi l’enjeu de l’ex-Centre Ville, qui prévoyait entre autres dans l’esprit du développement durable le recyclage de la façade Sud de l’ancien Paul Bert, l’intégration de celle de la Maison des Lierres, un grand parc traversant, une grand’ place centrale avec un stationnement suffisant pour un vrai marché, enfin un style homogène pour le bâti et des voiries douces.

Nous avions voulu prolonger le régime du POS approuvé car il apportait via la TPLD* des ressources financières et surtout un moyen de pression pour la qualité des projets des promoteurs. Désormais ceux-ci en seront dispensés grâce au PLU (qui par rapport au POS permet de définir un « projet » de ville) en cours d’élaboration. Ce PLU aurait pu incarner la vision d’origine que reflète l’avis du Conseil Communal de Développement Durable du 19 mars dernier (à lire sur le blog www.agirpourchaville.fr ). Les besoins de développement économique et de logements accessibles tant en location qu’en accession y sont soulignés.

 Las ! La municipalité en place prêche, elle, l’absence d’activités économiques, le « développement séparé » des quartiers (sic) et bénit la prolifération des promotions « privilégiées ». Tournant le dos à l’avenir, elle a cassé la réalisation d’un vrai Centre Ville, cette clé de voûte de la ville attendue depuis très longtemps. Elle lui substitue, arguant d’un danger financier imaginaire, une zone-dortoir sans moteur économique ni stationnement public, découpée en lots de promoteurs et pilotée par les services de l’agglomération GPSO. Le tout, assorti d’un discours global sur le développement durable, les petits commerces et la sécurité, de quelques projets-carotte et d’un déferlement de communication…sur l’inauguration de réalisations dues à l’équipe précédente !

De fait, le maire a dû avouer qu’il allait progressivement revendre 22 millions d’euros de réserves foncières patiemment accumulées tout en remboursant dans les 2 ans aux Chavillois les 2/3 des impôts qu’il avait fait voter. C’est avouer qu’on avait les moyens de faire bien. Or, on fait mal en dépossédant Chaville de son urbanisme et de son avenir au lieu de les exprimer. Nous exigeons donc que le PLU traduise au moins l’avis du CCDD (où figurent d’ailleurs bien des personnalités modérées) et que le Conseil Municipal qui doit l’« expédier » le 2 juillet prochain, soit en conséquence reporté !

 *Taxe sur le dépassement du Plafond Légal de Densité

vendredi 22 avril 2011

Solidarité : changeons de vitesse !




Au lendemain des élections cantonales, la majorité de droite du  Conseil Général des Hauts-de-Seine a bien sûr repris ses bonnes vieilles habitudes. On règle les comptes politiques mais on ne règle leur compte ni à la misère grandissante, ni au chômage ni au mal-logement. Les élus UMP n’ont, pour beaucoup d’entre eux, pas trop de temps pour tout cela : c’est l’affaire des cabinets de consultants, la faute à pas de chance et puis il n’y a plus d’argent… pour les pauvres. Pourtant, aux termes de la loi, c’est bien le Conseil Général qui est « chef de file du social ».

Concrètement, cela veut dire que l’action sociale de notre ville, portée au premier chef par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), doit opérer en étroite liaison avec le Conseil Général. Or pour le moment, que se passe-t-il ?

De la part du Conseil Général, nous ne voyons qu’une simple proposition de convention, dont le fond est si vague que n’importe quel travailleur social, et plus encore, tout citoyen en mal d’assistance ne peut que rester perplexe.

Au niveau communal (donc principalement du CCAS), nous assistons à une collection de mesures dont on se demande encore quel en est précisément le sens. Certes, dans le détail, ces mesures peuvent être jugées séduisantes : subvention au permis de conduire, micro crédit, chèque eau….Pourquoi pas, mais où est la vraie politique d’aide sociale, celle de la proximité, de l’anticipation ?

Allons plus loin : il faut traiter avec succès des dossiers complexes où bien souvent s’entremêlent problèmes de logement, difficultés scolaires des enfants et perte d’emploi. Face à cela, la municipalité claironne le recrutement d’un nouvel agent au CCAS (voir le précédent numéro de Chaville Magazine) présenté comme un chantre de la proximité aux personnes, du contact, du conseil. Il semble que toute la politique d’aide sociale que l’on pourrait envisager soit portée par une personne. Alors souhaitons-lui bonne chance !

Plus sérieusement, il serait temps de parler concrètement de la solidarité à Chaville, de ne pas repousser constamment les projets de maison intergénérationnelle (trois ans déjà), de ne pas détricoter la carte famille et d’améliorer le vrai diagnostic des besoins sociaux. De nos jours, plus d’ouvroir, plus de dames d’œuvre : il faut chasser la misère et non attendre qu’elle vienne frapper à la porte des « gens bien ». Ne confondons donc pas charité et solidarité et essayons de mener avec le Conseil Général –s’il le veut bien- une politique de combat contre la grandissante fracture sociale. Il en a les moyens, qu’il le fasse !