vendredi 22 avril 2011

Solidarité : changeons de vitesse !




Au lendemain des élections cantonales, la majorité de droite du  Conseil Général des Hauts-de-Seine a bien sûr repris ses bonnes vieilles habitudes. On règle les comptes politiques mais on ne règle leur compte ni à la misère grandissante, ni au chômage ni au mal-logement. Les élus UMP n’ont, pour beaucoup d’entre eux, pas trop de temps pour tout cela : c’est l’affaire des cabinets de consultants, la faute à pas de chance et puis il n’y a plus d’argent… pour les pauvres. Pourtant, aux termes de la loi, c’est bien le Conseil Général qui est « chef de file du social ».

Concrètement, cela veut dire que l’action sociale de notre ville, portée au premier chef par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), doit opérer en étroite liaison avec le Conseil Général. Or pour le moment, que se passe-t-il ?

De la part du Conseil Général, nous ne voyons qu’une simple proposition de convention, dont le fond est si vague que n’importe quel travailleur social, et plus encore, tout citoyen en mal d’assistance ne peut que rester perplexe.

Au niveau communal (donc principalement du CCAS), nous assistons à une collection de mesures dont on se demande encore quel en est précisément le sens. Certes, dans le détail, ces mesures peuvent être jugées séduisantes : subvention au permis de conduire, micro crédit, chèque eau….Pourquoi pas, mais où est la vraie politique d’aide sociale, celle de la proximité, de l’anticipation ?

Allons plus loin : il faut traiter avec succès des dossiers complexes où bien souvent s’entremêlent problèmes de logement, difficultés scolaires des enfants et perte d’emploi. Face à cela, la municipalité claironne le recrutement d’un nouvel agent au CCAS (voir le précédent numéro de Chaville Magazine) présenté comme un chantre de la proximité aux personnes, du contact, du conseil. Il semble que toute la politique d’aide sociale que l’on pourrait envisager soit portée par une personne. Alors souhaitons-lui bonne chance !

Plus sérieusement, il serait temps de parler concrètement de la solidarité à Chaville, de ne pas repousser constamment les projets de maison intergénérationnelle (trois ans déjà), de ne pas détricoter la carte famille et d’améliorer le vrai diagnostic des besoins sociaux. De nos jours, plus d’ouvroir, plus de dames d’œuvre : il faut chasser la misère et non attendre qu’elle vienne frapper à la porte des « gens bien ». Ne confondons donc pas charité et solidarité et essayons de mener avec le Conseil Général –s’il le veut bien- une politique de combat contre la grandissante fracture sociale. Il en a les moyens, qu’il le fasse !

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