dimanche 22 mai 2011

Un PLU, ou un MOINS ?




En 1995, Chaville ne maîtrisait pas son urbanisme. C’est pourquoi, au prix d’un intense travail de conception et de réalisation, notre municipalité d’union la dota d’un POS approuvé puis d’un règlement de publicité, d’un plan de localisation des risques et d’autres outils concourant à améliorer le paysage urbain, la qualité des constructions.  Jusqu’en 2008, la ville bénéficia ainsi d’un développement équilibré et d’une vraie mixité sociale avec la construction de logements sociaux de qualité. Tel était aussi l’enjeu de l’ex-Centre Ville, qui prévoyait entre autres dans l’esprit du développement durable le recyclage de la façade Sud de l’ancien Paul Bert, l’intégration de celle de la Maison des Lierres, un grand parc traversant, une grand’ place centrale avec un stationnement suffisant pour un vrai marché, enfin un style homogène pour le bâti et des voiries douces.

Nous avions voulu prolonger le régime du POS approuvé car il apportait via la TPLD* des ressources financières et surtout un moyen de pression pour la qualité des projets des promoteurs. Désormais ceux-ci en seront dispensés grâce au PLU (qui par rapport au POS permet de définir un « projet » de ville) en cours d’élaboration. Ce PLU aurait pu incarner la vision d’origine que reflète l’avis du Conseil Communal de Développement Durable du 19 mars dernier (à lire sur le blog www.agirpourchaville.fr ). Les besoins de développement économique et de logements accessibles tant en location qu’en accession y sont soulignés.

 Las ! La municipalité en place prêche, elle, l’absence d’activités économiques, le « développement séparé » des quartiers (sic) et bénit la prolifération des promotions « privilégiées ». Tournant le dos à l’avenir, elle a cassé la réalisation d’un vrai Centre Ville, cette clé de voûte de la ville attendue depuis très longtemps. Elle lui substitue, arguant d’un danger financier imaginaire, une zone-dortoir sans moteur économique ni stationnement public, découpée en lots de promoteurs et pilotée par les services de l’agglomération GPSO. Le tout, assorti d’un discours global sur le développement durable, les petits commerces et la sécurité, de quelques projets-carotte et d’un déferlement de communication…sur l’inauguration de réalisations dues à l’équipe précédente !

De fait, le maire a dû avouer qu’il allait progressivement revendre 22 millions d’euros de réserves foncières patiemment accumulées tout en remboursant dans les 2 ans aux Chavillois les 2/3 des impôts qu’il avait fait voter. C’est avouer qu’on avait les moyens de faire bien. Or, on fait mal en dépossédant Chaville de son urbanisme et de son avenir au lieu de les exprimer. Nous exigeons donc que le PLU traduise au moins l’avis du CCDD (où figurent d’ailleurs bien des personnalités modérées) et que le Conseil Municipal qui doit l’« expédier » le 2 juillet prochain, soit en conséquence reporté !

 *Taxe sur le dépassement du Plafond Légal de Densité