mardi 27 mars 2012

Les points sur les « i »



Notre tribune sur les « + 30% » de la loi Sarkozy a généré un « droit de réponse » anonyme, théâtral et spécieux. Laissons là pourtant l’invective et rappelons les raisons de notre NON au PLU.
- Il borne le développement de la ville à la zone UA ( Av.Salengro et autour des gares) déjà la plus dense (40% de la population sur 20% du territoire bâti). A terme et si rien ne change, ce sera 50% de la population !
- Un bétonnage excessif est programmé autour de la Gare RD en promotion de luxe et logement aidé « cher ». Des centaines de riverains s’y sont opposés au travers de l’enquête publique. En vain.
- A l’inverse, pour la zone UP (autres zones d’immeubles) les règles restrictives prévues ne permettent plus de bien reconstruire. Il s’ensuivra une dégradation dans le temps du bâti actuel, pour les tours HLM par exemple.
- Tout en prétendant vouloir loger tout le monde on fait le contraire. Témoin les opérations autorisées : Résidence Diana masquant le collège public, promotions du centre ville, « Allée Bouygues » barrant Clémency, tout va de 7 000 à… 8 000 €/m2 ! Le message non-chavillois aux Chavillois est limpide : « Payez ou dégagez ! ».
- Enfin l’obsession de résidentialiser à 100% défie le nécessaire équilibre de ville et explique pourquoi l’économie locale est à nouveau en berne en dépit du verbe municipal et de la coûteuse mais creuse « politique de ville ».
Cerise sur le gâteau : sauf si le maire, une fois investi par son actuel parti pour les législatives, joue le chevalier blanc contre une loi UMP qu’il a votée, les « + 30% » s’appliqueront : les promoteurs construiront plus pour gagner plus ! Evidemment, il peut toujours spéculer sur la défaite de son champion… Bonneteau, toujours !

Autre menace : le regroupement des services de l’habitat et du logement en un « pôle habitat » censé apporter « une gestion intégrée du secteur du logement, c'est-à-dire de la production au peuplement …» Décryptons. « Production », c’est le Service de l’Urbanisme qui instruit les permis et co-rédige des documents réglementaires (PLU, PLH etc.). « Peuplement » c’était le service logement du Centre Communal d’Action Sociale qui ne se contentait pas de gérer les demandes de logement et de planifier le « peuplement » de Chaville mais apportait aussi l’accompagnement social nécessaire aux familles en mal de toit.
La mise en œuvre de cette « réforme » est révélatrice. Contrairement à l’Urbanisme déménagé à prix d’or de la rue Maneyrol, le nouveau « pôle habitat » logera aux…Créneaux. Voilà qui scelle sans doute le destin d’un CCAS devenu gênant (présence des Associations, transparence des attributions, maintien du lien social avec des familles défavorisées). La priorité est de faire construire à 7.500 euros le m2. Pourquoi perdre son temps avec des demandes sociales qu’on ne peut ni ne veut globalement satisfaire, sauf exception ?
Invectives, bonneteau permanent, mépris des gens, mise en laisse de l’Associatif et casse du service public, cette politique porte un nom. Faut-il un point sur les « i »… ou sur les « y » ?