jeudi 10 octobre 2013

Dérapages

A l’approche des élections, les dérives municipales s’accentuent. Mais qu’il s’agisse d’urbanisme ou d’un sujet bien différent, lapréservation de la laïcité, on voit maintenant tomber certains masques.

Au Conseil Municipal du 14 octobre, un bilan financier prévisionnel simplifié de la ZAC Centre-Ville à fin 2012, a été présenté. Entre les prévisions initiales de 2009 et celles de fin2012, le total des dépenses passe de 40 millions  à plus de 53.Ainsi, les dépenses pour les travaux de la pharmacie et de l’actuel marché passent de 1 à 2 millions € ; et 220 000  viennent alourdir les frais de voirie et de réseaux. 

Mais ce sont surtout les recettes qui baissent de plusieurs millionsentre 2011 et 2012 notamment sur les produits des ventes des terrains aux promoteurs au prétexte de la « mauvaise conjoncture immobilière ». En réalité, on a imprudemment saturé le fragilemarché chavillois avec beaucoup trop d’immobilier cher.

Le solde positif de l’opération ZAC qui était à fin 2011 de 6,8 millions €, chute donc à 2,8 fin 2012. De plus ce résultat ne tient qu’à une nouvelle contribution de la ville de Chaville pour quelque 9 millions €. En bon français, le contribuable sert à sortir les promoteurs du bourbier où ils se sont mis : à chaque étage construitc’est 1 million  payé par tous qui passe par les fenêtres.Seuls l’UMP et son Modem applaudissent cette politique injuste voire scandaleuse dans le contexte actuel.

Autre sujet, autre dérive. Voici qu’on prête des salles d’une école publique (Paul Bert) pour une célébration religieuseintercommunale (alors qu’on fait payer les mariés chavillois !). Il s’agissait ici de Yom Kippour mais pourquoi pas alors pour des fêtes musulmanes ou chrétiennes Et comment nos enfantscomprendront-ils la nécessité d’un espace – l’Ecole publique,protégé des influences confessionnelles, s’ils le voient livré à un tel usage au mépris de leur confort (il pleuvait ce jour-là) voire de leur sécurité Un culte, peu importe lequel, n’a pas sa place dansl’Ecole laïque au moment même où le ministre en rappelle les valeurs.

On le voit bien, c’est à leurs actes qu’il faut, au travers du votepopulaire en particulier, juger ceux qui se prétendent gardiens denos deniers ou de la Laïcité républicaine, non à leur discours. A l’électoralisme politicien, préférons les bonnes valeurs et l’actioncitoyenne désintéressée.

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